Deux travailleurs MDA Sdérot soignent leurs petits-enfants
blessés par un Qassam
Haim Benchimol, employé depuis 34 ans au poste de secours de MDA Sdérot, n'aurait jamais songé qu'il aurait besoin un jour de soigner un member de sa famille. Malheureusement, une des roquettes Qassam, qui a été lancée hier, a blessé modérément sa petite-fille Lior, une jeune fille adorable âgée de 5 ans, qui jouait chez elle avec le fils d'un voisin à l'étage supérieur dans une salle qui a été pénétrée par une roquette Qassam. Les deux enfants qui ont l'habitude de courir presque automatiquement à l'abri contre des bombardements dès que l'alarme "Couleur Rouge" se déclenche n'ont pas eu le temps d'éviter le shrapnel du Qassam. Haim, qui se trouvait à cet instant même au poste de MDA à Sdérot et qui était en train de renforcer l'équipe de secours comme à son habitude chaque fois que le niveau de préparatifs à une attaque est élevé , a reçu un appel téléphonique de son fils Yaron l'informant que Lior a été blessée. "Je suis monté tout de suite dans l'ambulance afin de me rendre sur les lieux. Le trajet qui prend d'ordinaire quelques minutes me semblait une éternité. Pendant le trajet j'ai craint le pire".

Haim, qui habite à Sdérot depuis 56 ans, c'est à dire depuis qu'il a immigré en Israël du Maroc lorsqu'il avait un an, a vécu des douzaines si non des centaines de salves de Qassam. Pendant les sept dernières années à elles seules, il a soigné des douzaines de résidents de Sdérot dont quelques-uns sont ses voisins et ses amis, et il a vu des scènes tres difficiles. Mais, malgré tout, il n'était pas prêt à découvrir sa petite-fille bien aimée tachée de sang, couverte de poussière blanche, de morceaux de pierres et de tuiles et avec des fragments de Qassam enfoncés dans toutes les parties de son corps. "Jai commencé à lui laver la figure et à la nettoyer pour mieux savoir où se trouvaient les blessures. J'ai bandé les plaies sur ses jambes et nous l'avons transférée sur un brancard à l'ambulance", raconte Haim, qui a amené sa petite-fille à l'Hôpital Barzilai et depuis lors, n'a pas quitté son chevet. "Je ne suis absolument pas capable de la quitter", dit Haim. "Sa vie et celle de son ami ont été épargnées de manière miraculeuse-la destruction de l'étage supérieur qui s'est effondré complètement sans laisser aucune trace montre la force énorme de l'explosion qui s'est produite dans ce lieu."
Lior a passé des douzaines d'examens aux rayons-X, des examens chirugicaux et orthopédiques, des examens de nez-oreilles et gorge, et elle a subi une série d'opérations afin d'enlever les fragments de la roquette. Sa main et son pied fracturés ont été plâtrés. Haim dit qu'il a toujours encouragé sa femme, leurs quatre enfants et petits-enfants en les assurant que tout irait bien et, en qualité d'un des fondateurs de la ville, il ne se voyait pas devoir la quitter. En tant que fondateur de la ville, j'explique aux membres de ma famille que les choses s'amélioreront et que nous continuerons à vivre dans la ville comme dans le passé. J'aime beaucoup mon boulot dans MDA." Haime raconte que Lior reçoit des soins psychologiques suite au traumatisme causé par les Qassams et qu'il ne cesse pas de l'encourager.

Malheureusement, ce n'est pas la première fois qu'un travailleur MDA Sdérot témoigne les conséquences atroces causées par une roquette Qassam. Il y a deux ans Yossi Cohen, un des confrères de Haim depuis 30 ans, a été amené à soigner sa fille, son beau-fils et leur bébé âgé de 7 mois. Ils ont été blessés par un Qassam qui a frappé leur maison située dans la Mochav Carmia. Le bébé a été le plus gravement atteint. "Il y a deux ans mon petit-fils a été blessé par un coup de Qassam. Il a été atteint à la tête, a subi deux opérations et une reconstruction de crâne et on lui a relié un tube à la tête pour le drainage du sang. Mais cela ne s'arrête pas avec la frappe du projectile. Vous portez tout cela avec vous pendant toute une vie. Ça fait plus de 50 ans que j'habite à Sdérot, depuis que j'avais un an et demi, lorsque nous nous sommes installés dans un camp de passage. Je connais chaque member de chaque famille. Chaque personne blessée à Sdérot me fait mal y compris celle qui souffre de choc et de traumatisme. Je sais ce qu'elles passent." "Ces jours-ci", ajoute Haim, "sont des jours très difficiles, mais tant que je suis de service dans mon poste, je poursuis ma route sans relâchement. Je vais au travail et je travaille comme il faut. Je me sens comme chez moi à MDA. Je crois et je sais comme dit la chanson, que nous connaîtrons encore de meilleurs jours."
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